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La 11e édition de Jazz Ô Château est derrière nous, mais son souvenir reste bien vivant. Les animations et concerts gratuits, Jazz Ô Jardin et nos têtes d’affiche, Shai Maestro Trio, Robinson Khoury et mohs., nous ont tous offert des moments qu'on n'oublie pas de sitôt — et à en juger par vos retours, vous non plus. Le public a été au rendez-vous, les bénévoles se sont donnés sans compter, et cette édition aura confirmé, une fois de plus, la vocation du festival à mêler exigence artistique et ouverture vers de nouveaux univers. Un grand merci encore à tous ceux qui étaient là, et à tous ceux qui rendent l'aventure possible chaque année.

Depuis, l'équipe a soufflé — un peu. L'été est là, et avec lui une belle saison de concerts en Bretagne et ailleurs. Dans cette newsletter, vous trouverez un tour d'horizon des festivals et rendez-vous à ne pas manquer dans les Côtes d'Armor et au-delà : de quoi prolonger l'esprit de Jazz Ô Château tout au long de la saison. On a aussi quelques nouvelles de nos artistes, déjà repartis en tournée ou en studio — parce que la musique, elle, ne prend pas vraiment de vacances.

Et parce que le jazz ne s'arrête pas aux scènes, on a également sélectionné trois albums sortis ces derniers mois qui méritent vraiment votre attention : trois univers très différents, mais un même souci d'exigence et une même vitalité. De quoi accompagner les longues soirées d'été, en terrasse ou ailleurs. Bonne lecture, et bel été à tous.

Pour cette 11e édition de Jazz Ô Château, tout simplement MERCI !

© JOC Yvon Botcazou

Nous ne pouvons pas refermer le chapitre de la 11e édition de Jazz Ô Château sans vous adresser, à tous, un immense merci.

Merci à nos sponsors sans lesquels rien n’est possible. Merci à Pommorio, aux institutionnels et aux municipalités de Saint-Quay-Portrieux et Tréveneuc pour leur soutien permanent. Merci au public aussi qui a une nouvelle fois répondu présent et enfin, merci aux bénévoles, très sollicités avant, pendant et après le festival. Tous ont contribué à faire de 2026, un millésime d’exception. Retour sur cette 11e édition.

C’est par une standing ovation que le public a salué la prestation remarquable de Shai Maestro Trio, tête d’affiche du festival. L’ambiance était à son comble, samedi 2 mai, après avoir écouté le pianiste qui mêle si subtilement jazz et musique classique. La veille, dans un style différent, les festivaliers avaient été envoûtés par le talent du trio “Mÿa” de Robinson Khoury, un jeune virtuose du trombone tout juste récompensé aux Victoires du Jazz. Le quartet mohs. à la musique mêlant instruments acoustiques et effets électroniques a assuré la deuxième partie de la soirée.

Pour le festival, le pari est à nouveau gagné. Il a confirmé sa vocation à offrir à son public un programme de qualité ouvert sur les nouveaux acteurs de la scène émergente.

Ces concerts dans l’écrin du château de Pommorio sont venus clôturer dix jours de festivités organisés autour du jazz: entre les films, une conférence, le bal swing et une exposition artistique autour des œuvres de Jean-Pierre Petit, chacun a pu mesurer à quel point l’esprit du jazz restait universel. Rien n’a manqué à cette 11e édition qui avait débuté par un concert de ‘Ndiaz à mi-chemin entre le jazz et la musique celtique.

Il reste à présent à relever le défi de la qualité et de la bonne humeur. Ce sera le fil rouge de la 12e édition, à laquelle nous travaillons déjà.

Suivez les artistes de notre 11e édition

Nos trois têtes d’affiche sont en tournée en France et en Europe cet été. Cliquez sur leurs noms pour voir leurs prochaines dates : Shai Maestro, “Mÿa” de Robinson Khoury, mohs.

Le trio “Mÿa” de Robinson Khoury vient de sortir aussi son album Transara, dont un extrait ici :

En bonus, le concert intégral de Shai Maestro à Coutances qui a eu lieu une semaine après Tréveneuc, disponible sur Arte et YouTube. Redécouvrez les morceaux joués à Pommorio, mais en version quartet, avec Gadi Lehavi aux claviers électroniques :

Un été à écouter du jazz…

Toute l’équipe se donne à fond pour préparer le festival Jazz Ô Château, mais on est aussi très content d’aller voir des concerts sans avoir à les organiser !

Nous vous proposons un tour d’horizon des concerts et festivals à venir cet été dans les Côtes d’Armor, mais aussi dans le reste de la Bretagne…

Nous vous y croiserons peut-être, pour partager encore de belles émotions… Bel été !

Jazz à l’Amirauté à Pléneuf-Val-André propose, comme tous les étés, un concert gratuit tous les mardis, cette année, du 7 juillet au 25 août. Par exemple, le 21 juillet, le sextet féminin Shake’Em Jazz Band :

Le dimanche 19 juillet à 17 h dans le parc du château de La Roche Jagu : Célia Kameni. Si sa voix profonde et texturée excelle dans le jazz et qu’elle a été adoubée comme l’une des meilleures chanteuses françaises d’aujourd’hui (elle a remporté la Victoire du Jazz 2025, dans la catégorie artiste vocal.e), Célia Kameni avait déjà montré sa capacité à embrasser un large éventail de styles musicaux en y apportant sa propre sensibilité. Dévoilé à l’automne 2025, son premier EP Meduse, aux confins de la soul, de la folk et de la pop, a été très largement salué par les médias.

À Châteauneuf-du-Faou, dans un magnifique site au bord de l’Aulne se déroulera la 21e édition du Fest’ Jazz, du 23 au 26 juillet, avec comme d’habitude beaucoup de swing, à écouter… et danser ! Et notamment le pianiste Jean-Baptiste Franc :

Jazz in Langourla, c’est du 31 juillet au 2 août. En clôture le dimanche, on retrouve le quintet de Claire Michael :

Rendez-vous au festival de Malguénac, du 20 au 23 août. Dans l’éclectique programmation, on retient entre autres le vendredi 21 août Floating, avec Émile Parisien :

Et enfin, la 20e édition du festival Jazz en place se déroule à Dinan, du 24 au 30 août. Les concerts sont gratuits et dans la programmation, outre la tête d’affiche Henri Texier, nous sommes ravis de retrouver le jeudi 27 août le trio du jeune pianiste Sylvain Le Ray, que nous avions accueilli lors de l’édition 2022 de Jazz Ô Château :

Aussi le trio du saxophoniste Olivier Témime le mardi 25 août :

Nos albums coups de cœur de l’été

Les festivals, c'est bien — mais le jazz se vit aussi ailleurs. En terrasse, en voyage, ou simplement chez soi. Voici trois albums sortis ces derniers mois que nous avons beaucoup aimés : des univers très différents, entre énergie collective, souffle spirituel et explorations plus hypnotiques, qui témoignent de la vitalité du jazz d’aujourd’hui. De quoi faire durer l'été.

Lakecia Benjamin — We Dream - Artwork Records

Sur We Dream, Lakecia Benjamin élargit encore son langage d’altiste, compositrice et meneuse de groupe, entourée de son groupe et d’invités de poids comme Terence Blanchard, Sean Jones, Chief Xian aTunde Adjuah, Chris Potter, Hiromi ou Jeff “Tain” Watts. L’album mêle jazz contemporain, gospel, soul, hip-hop, spoken word et énergie politique dans une forme ample mais très habitée. Les critiques anglophones comme francophones y voient l’un des disques marquants de 2026 : ambitieux, généreux, spirituel et résolument tourné vers l’espoir.

New Jazz Underground — Hoodies - Artwork Records

Avec Hoodies, le trio New Jazz Underground — Abdias Armenteros au saxophone et au chant, Sebastian Rios à la basse, T.J. Reddick à la batterie — transforme son énergie virale et scénique en véritable premier album. La musique reste profondément ancrée dans le jazz acoustique, mais avec une pulsation contemporaine nourrie par le hip-hop, la culture vidéo et une écriture très directe. Les critiques saluent surtout la cohésion du groupe, son sens du groove et sa capacité à parler à un nouveau public sans sacrifier l’exigence instrumentale.

Jeff Parker ETA IVtet — Happy Today - Nonesuch Records

Enregistré en public au Lodge Room de Los Angeles, Happy Today documente le quartet de Jeff Parker avec Josh Johnson au saxophone, Anna Butterss à la contrebasse et Jay Bellerose à la batterie et aux percussions. L’album repose sur deux longues pièces qui privilégient l’écoute collective, l’espace, la répétition et une forme d’improvisation patiente, hypnotique, presque cinématographique. La critique insiste sur la maturité du groupe, la qualité de l’interaction et cette manière rare de produire de l’intensité sans démonstration excessive.

Encore une fois, merci à nos partenaires 2026 !

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